Aout 2021 à Danzama – Le projet se concrétise

La construction de muret/grillage démarre, comme prévu, à la suite des discussions avec la communauté. Les manœuvres et les maçons abattent un travail formidable sous la contrôle de notre partenaire l’ONG SongES et sous le regard attentif des enfants : livraison des matériaux, confection des briques, creusage des tranchées, coulée du béton de fondation, maçonnage du muret …


Le périmètre clôturé par le muret sera de 360 mètres au lieu des 240 prévus, à la demande de la communauté : l’école primaire est à côté d’une école maternelle et d’une école franco-arabe ; ces élèves aussi ont besoin d’être protégés par le muret/grillage, même si la clôture verte n’entoure que l’école cible du projet. Requête acceptée !

 


Les fortes pluies de la saison ont révélé un sol inondable dans la partie sud de la cour : il faut aménager le muret pour que l’eau s’écoule facilement recommande Nassirou, « notre » ingénieur du génie civil. Avis retenu 


Mai 2021 à Danzama – Doublon à Niamey

 Défi relevé ! Nous allons lancer Un enfant un arbre dans une 2ème école à Niamey, l’école primaire Danzama. Elle se situe dans un faubourg de la ville, encore qualifié de village. Des classes plantées sur le sable, sans aucune enceinte pour sécuriser la cour des plus de 1.500 élèves.

 


Le Directeur Régional de l’Education Primaire nous attribue officiellement cette école : convaincu du bienfondé d’Un enfant un arbre, il s’engage. Deux nouveaux partenaires se joignent aux sympathisants pour financer : la Fondation QiGreen et Ecolo Brabant Wallon. Le chef de quartier et le comité de gestion de l’école accueillent le projet comme « koubiyni ni koira » : cela veut dire « venu là où il est déjà aimé ». 


 

Le dossier technique est prêt, le planning aussi : rencontres avec la communauté et les autorités locales dès juin ; construction du muret / grillage en juillet et aout ; début des formations et de la plantation à la rentrée scolaire d’octobre. L’aventure est lancée !


Mars 2021 à Bobiel – Un anniversaire insolite

Cela fait 10 ans déjà que les élèves de l’école Bobiel ont planté la 1ère « clôture verte » à Niamey. Les arbres sont magnifiques, mais cet anniversaire est marqué par une fameuse surprise : la construction d’un mur autour de la cour !

L’année dernière, nous avions plaidé auprès des autorités de la Ville de Niamey pour qu’elles s’engagent avec nous et financent un « muret » pour renforcer le grillage de protection. Celui-ci s’est dégradé au fil du temps, soulevé par les chèvres qui déambulent et raffolent de la haie vive.


Les maçons ont commencé leur travail dans un contexte sanitaire, sécuritaire et politique très compliqué, source de confusion et ce sont 8 rangs de briques de ciment qu’ils ont monté au lieu des 4 prévus dans le cahier des charges. Nos pourparlers n’y ont rien changé.


C’est certain, les arbres sont maintenant bien protégés mais cette école nommée « Petite forêt » par les enfants n’est pas le top model d’Un enfant un arbre : la clôture verte n’est plus assez visible de l’extérieur.

Alors comment démontrer tous les atouts du projet aux donateurs potentiels, sans se déplacer hors de la capitale ? Une nouvelle école à Niamey ? Ce sera notre défi 2021 !

Janvier 2021 à Sarando-Ganda – 35 arbres replantés

Tous les arbres noyés par l'inondation sont remplacés ! C’est l’occasion d’un nouvel apprentissage car les élèves ont participé à la sélection de plants aussi forts que possible pour qu’ils résistent à la future saison des pluies. L’occasion aussi de nouveaux liens car ce sont les enfants de l’Amicale des Belges au Niger qui parrainent cette action.

 

Et la routine reprend, sans faillir : filles et garçons arrosent les nouveaux plants chaque jour et surveillent la solidité des corsets qui les protègent du vent et du soleil ; une fois par mois, il faudra ajouter du fumier.

Il reste à reconstruire la pépinière communautaire entièrement détruite. Mais la discussion, délicate, est toujours en cours : changer de lieu ou rester au même endroit ?



Décembre 2020 – Apprendre, comprendre, relier



Depuis le début du projet, le savoir passe par la formation des enseignantes qui, elles, le transmettent à leurs élèves en classe. Et depuis le début, notre équipe belgo-nigérienne écrit, teste, modifie, reteste, complète et clôture enfin  ce mois-ci le programme pédagogique Un enfant un arbre. 

Fondé sur le respect des arbres, inspiré par les savoirs locaux, construit sur des bases scientifiques et illustré de dessins, il est devenu un petit « chef d’œuvre » entre les mains de l’ONG partenaire SongES et du Ministère de l’Education Primaire



Avec les nombreuses heures de pratique pour planter, semer, soigner, l’école devient un chantier où tout est relié : la terre, l’eau, les arbres … le calcul, l’écriture et même la poésie ! 

Le directeur de Sarando-Ganda a été inspiré et les élèves connaissent maintenant par cœur son poème. 

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Novembre 2020 à Sarando-Ganda – Restaurer après les crues

L’eau du fleuve s’est enfin retirée, révélant les dégâts : 35 des 75 arbres de l’école ont suffoqué sous l’eau ; un tiers des plants de la pépinière scolaire est détruit ; le hangar de la pépinière des femmes a croulé et quasi tous les plants sont perdus.

 Mais c’est la solidarité et le courage qui priment : les élèves de Karey-Gorou sont venus offrir les plus beaux plants d’arbres de leur pépinière restée intacte pour les replanter ici ; des habitants se sont mis au travail avec les élèves pour réparer le grillage autour de la cour et le hangar de la pépinière de l’école. Les premiers pots sont déjà en place !




 

Octobre 2020 à Karey-Gorou – L’effet de l’eau

 

Si les pluies diluviennes ont dévasté la moitié du village, à l’école elles ont rendu la clôture verte plus dense que jamais. La biodiversité explose.

Les élèves apprennent à respecter les lianes et autres plantes qui poussent spontanément au milieu de la haie vive. Le milieu devient si riche que des graines enfouies depuis longtemps sous terre se réveillent.

Citronniers et pommiers du Sahel (jujubiers greffés) témoignent de leur bonne santé en régalant les élèves ; les baobabs ont pris de la hauteur (dont celui de la photo) mais il faudra attendre encore plusieurs années pour déguster leurs fruits, les « pains de singe » : 6 ans d’âge, c’est trop jeune encore.

 


Septembre 2020 – Après des mois de sécheresse, des pluies diluviennes

 

Les pluies ont été si fortes fin aout et début septembre que le Niger est sorti de son lit, faisant des ravages. « Jamais je n’ai vu le fleuve déborder ainsi, ni entendu parler de cela dans le passé » dit un ancien du village de Sarando-Ganda (84 ans).

 Dans les villages de Karey-Gorou et Sarando-Ganda, la moitié des maisons ont croulé. L’inondation a épargné l’école du premier, située à flanc de colline mais à Sarando-Ganda, la situation est grave. C’est en pirogue que l’on circule dans la cour de l’école ! 

 Les élèves voient leur pépinière sous-eau et des arbres complètement noyés. Le bras d’eau proche de la pépinière communautaire, si précieux en temps normal, a gonflé au point de la détruire.



Qu’auront appris les enfants ? Que le climat change vite, trop vite, mais aussi que les arbres résistent et sont capables de maintenir la terre et de l’empêcher d’être entrainée par le fleuve.

Aout 2020 à Karey Gorou – On fête l’arbre, malgré tout !

 

Cette année, il fallait respecter la règle, covid oblige: ne pas mêler enfants et adultes pendant les festivités.

Alors, une idée pointe à Karey-Gorou où les papayers de la pépinière scolaire sont magnifiques : un petit groupe d’habitants (masqués !) plantera dans la cour de l’école un mini verger de 4m2 de papayers apportés par un petit groupe d’élèves.



Pas de foule, pas de jus de bisap, pas de plat moringa, mais de la bonne humeur, un petit discours et à la fin de la plantation, un plant d’arbre offert aux quelques adultes et enfants présents.

Mais subitement presque tout le village était là ! Il a fallu distribuer 100 plants de papayer, 20 de baobab et 10 de neem … puis prestement fermer la pépinière pour garder de quoi vendre. L’arbre a été bien fêté !






Juin / juillet 2020 – Le plaisir de vendre des plants d’arbre

 

Les revenus des ventes sont tels que les élèves de Sarando-Ganda ont pu acheter, non seulement les semences et les pots nécessaires à la poursuite de leur production, mais aussi des cahiers ! Des frais en moins pour les parents qui apprécient.

A Karey-Gorou, le président du Comité de Gestion de l’Ecole a fait la promotion de la pépinière grâce à un groupe local WhatsApp qu’il a créé. Beaucoup de personnes ont passé commande, ce qui a fait monter la caisse de 3.000 à plus de 40.000 FCFA !

La rumeur circule si bien qu’un habitant de Gaya (à 300km de Niamey) vient de demander 400 pieds de citrus à 200 FCFA et 100 de baobab à 250 FCFA.


A chaque vente, ce sont les enfants en charge des stocks de plants qui encaissent l’argent, notent le montant pour le remettre ensuite à la directrice ou au directeur … qui signe le cahier pour reçu ! Il s’agit de participer à toutes les étapes, y compris le transport quand c’est possible.