Avril 2022 à Danzama – Apprendre, comprendre, partager

D’où vient cette magie qui fait que tant d’élèves, qui courent en tous sens entre les classes de ces quatre écoles, n’abîment aucunement la clôture verte ? Pas un pied de namari écrasé, pas une branchette arrachée, pas un corset déplacé.

Ce respect que les élèves manifestent et les acrobaties qui s’en suivent au cours des jeux pour contourner, éviter, survoler, sont la preuve que les jeunes sont réceptifs aux messages fondateurs d’Un enfant Un arbre.

C’est la démarche participative qui est gagnante, avec son chassé-croisé de messages et de gestes au cours des formations, de la pratique, des discussions multiples et des décisions prises en commun.

Guidées par un agent de la Direction ministérielle de l’Education à l’Environnement, les enseignantes s’exercent à bien transmettre en classe les savoirs sur les arbres.



A la demande des directrices et des comités de gestion, les élèves plantent une mini clôture verte de plus, traçant la limite entre la cour des petits et celles des grands.



Les élèves apprennent l’art de désherber, avec soin. C’est aussi l’occasion de découvrir des plants sauvages, comme le palmier-dattier … et de les protéger.


Les sujets débattus en réunion communautaire ? L’emplacement de la pépinière, les démarches pour la 2ème arrivée d’eau, les précautions en prévision des pluies …





Février 2022 à Danzama – Le « joyau »

Toutes les classes, soit plus de 3.000 élèves, ont pris part au choix des arbres à planter. Les « anciens » du quartier ont aussi donné leurs avis. Au total dix-huit espèces locales ont été retenues, dont quatre quasi disparues … à retrouver !

Puis, en cinq sessions, 400 filles et garçons ont planté 110 arbres - creuser, ajouter le fumier, préparer le plant, l’enterrer, arroser, placer le corset – sous l’œil vigilant des agents des Eaux et Forêts et assaillis par la curiosité des plus petits élèves.

C’est en terme de « joyau » que les enseignant.e.s parlent du projet car la cour est transformée : les élèves y jouent en toute sécurité ; la propreté du sol est devenue possible ; un potager ajoute ses couleurs vives et tous rêvent des futurs grands arbres avec leurs promesses d’ombre, de fraîcheur et de beauté.

Claudine (administratrice de l’asbl 1 enfant 1 arbre) est venue à Niamey trois semaines, donner un coup de main et se réjouir de cette belle avancée, fruit d’une collaboration avec la fondation belge QiGreen.


 



Décembre 2021 à Danzama – La Journée Mondiale du Climat

Le 8 décembre, Un enfant Un arbre et la Délégation de l’Union européenne au Niger, ont célébré ensemble la Journée Mondiale du Climat sur le site de l’école Danzama.

La préparation fut une course contre la montre : planter la haie vive, démarrer les formations, créer les animations avec les élèves, inviter, organiser tentes, chaises, panneaux photos, banderoles ….

Le jour J a rassemblé les représentants de la Délégation de l’UE, de l'Ambassade du Royaume Uni, du Fond pour l'Environnement Mondial, des ministères de l’Éducation Nationale et de l’Environnement, de la mairie et des écoles associées.


Le programme a tenu tout le monde en haleine : poème sur l’arbre, simulation d’une leçon, exposition sur nos réalisations, plantation de 20 arbres par les invités, débat avec les élèves. Les allocutions ont loué les efforts d’Un enfant Un arbre en faveur du climat et affirmé des engagements. 


 

La cérémonie a fait « la une » à la télévision nationale. Pour les 3300 élèves de Danzama, ce fut un fameux coup d’envoi de leur projet. L’année 2021 se termine en beauté !

Octobre 2021 à Danzama – « Koubiyni ni koira »

Le muret/grillage est maintenant achevé, y compris l'enduit et la pose des huit portes, quatre grandes et quatre petites. Elèves, enseignantes et parents vivent déjà le premier grand avantage du projet: la sécurité dans la cour. "Koubiyni ni koira / venus à un endroit où vous êtes aimés": c'est en ces mots qu'ils nous disent leur reconnaissance.

 


La Direction Éducation Environnementale (ministère de l’Éducation Nationale) a inspecté régulièrement les travaux. La qualité est au rendez-vous et cette infrastructure servira de modèle pour les clôtures vertes d’autres écoles en ville.

 

Au cours d’une grande réunion communautaire, les habitants ont partagé leurs attentes et leurs avis sur la poursuite du projet. La clé de la grande porte a été remise au chef de quartier, garant de l’adhésion de tous. Il s’agit maintenant de lancer les formations et les plantations !


 

 

 

Aout 2021 à Danzama – Le projet se concrétise

La construction de muret/grillage démarre, comme prévu, à la suite des discussions avec la communauté. Les manœuvres et les maçons abattent un travail formidable sous la contrôle de notre partenaire l’ONG SongES et sous le regard attentif des enfants : livraison des matériaux, confection des briques, creusage des tranchées, coulée du béton de fondation, maçonnage du muret …


Le périmètre clôturé par le muret sera de 460 mètres au lieu des 340 prévus, à la demande de la communauté : l’école primaire est à côté d’une école maternelle et d’une école franco-arabe ; ces élèves aussi ont besoin d’être protégés par le muret/grillage, même si la clôture verte n’entoure que l’école cible du projet. Requête acceptée !

 


Les fortes pluies de la saison ont révélé un sol inondable dans la partie sud de la cour : il faut aménager le muret pour que l’eau s’écoule facilement recommande Nassirou, « notre » ingénieur du génie civil. Avis retenu.


Mai 2021 à Danzama – Doublon à Niamey

 Défi relevé ! Nous allons lancer Un enfant un arbre dans une 2ème école à Niamey, l’école primaire Danzama. Elle se situe dans un faubourg de la ville, encore qualifié de village. Des classes plantées sur le sable, sans aucune enceinte pour sécuriser la cour des plus de 1.500 élèves.

 


Le Directeur Régional de l’Education Primaire nous attribue officiellement cette école : convaincu du bienfondé d’Un enfant un arbre, il s’engage. Deux nouveaux partenaires se joignent aux sympathisants pour financer : la Fondation QiGreen et Ecolo Brabant Wallon. Le chef de quartier et le comité de gestion de l’école accueillent le projet comme « koubiyni ni koira » : cela veut dire « venu là où il est déjà aimé ». 


 

Le dossier technique est prêt, le planning aussi : rencontres avec la communauté et les autorités locales dès juin ; construction du muret / grillage en juillet et aout ; début des formations et de la plantation à la rentrée scolaire d’octobre. L’aventure est lancée !


Mars 2021 à Bobiel – Un anniversaire insolite

Cela fait 10 ans déjà que les élèves de l’école Bobiel ont planté la 1ère « clôture verte » à Niamey. Les arbres sont magnifiques, mais cet anniversaire est marqué par une fameuse surprise : la construction d’un mur autour de la cour !

L’année dernière, nous avions plaidé auprès des autorités de la Ville de Niamey pour qu’elles s’engagent avec nous et financent un « muret » pour renforcer le grillage de protection. Celui-ci s’est dégradé au fil du temps, soulevé par les chèvres qui déambulent et raffolent de la haie vive.

Les maçons ont commencé leur travail dans un contexte sanitaire, sécuritaire et politique très compliqué, source de confusion et ce sont 8 rangs de briques de ciment qu’ils ont monté au lieu des 4 prévus dans le cahier des charges. Nos pourparlers n’y ont rien changé.


C’est certain, les arbres sont maintenant bien protégés mais cette école nommée « Petite forêt » par les enfants n’est pas le top model d’Un enfant un arbre : la clôture verte n’est plus assez visible de l’extérieur.

Alors comment démontrer tous les atouts du projet aux donateurs potentiels, sans se déplacer hors de la capitale ? Une nouvelle école à Niamey ? Ce sera notre défi 2021 !

Janvier 2021 à Sarando-Ganda – 35 arbres replantés

Tous les arbres noyés par l'inondation sont remplacés ! C’est l’occasion d’un nouvel apprentissage car les élèves ont participé à la sélection de plants aussi forts que possible pour qu’ils résistent à la future saison des pluies. L’occasion aussi de nouveaux liens car ce sont les enfants de l’Amicale des Belges au Niger qui parrainent cette action.

 

Et la routine reprend, sans faillir : filles et garçons arrosent les nouveaux plants chaque jour et surveillent la solidité des corsets qui les protègent du vent et du soleil ; une fois par mois, il faudra ajouter du fumier.

Il reste à reconstruire la pépinière communautaire entièrement détruite. Mais la discussion, délicate, est toujours en cours : changer de lieu ou rester au même endroit ?



Décembre 2020 – Apprendre, comprendre, relier



Depuis le début du projet, le savoir passe par la formation des enseignantes qui, elles, le transmettent à leurs élèves en classe. Et depuis le début, notre équipe belgo-nigérienne écrit, teste, modifie, reteste, complète et clôture enfin  ce mois-ci le programme pédagogique Un enfant un arbre. 

Fondé sur le respect des arbres, inspiré par les savoirs locaux, construit sur des bases scientifiques et illustré de dessins, il est devenu un petit « chef d’œuvre » entre les mains de l’ONG partenaire SongES et du Ministère de l’Education Primaire



Avec les nombreuses heures de pratique pour planter, semer, soigner, l’école devient un chantier où tout est relié : la terre, l’eau, les arbres … le calcul, l’écriture et même la poésie ! 

Le directeur de Sarando-Ganda a été inspiré et les élèves connaissent maintenant par cœur son poème. 

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Novembre 2020 à Sarando-Ganda – Restaurer après les crues

L’eau du fleuve s’est enfin retirée, révélant les dégâts : 35 des 75 arbres de l’école ont suffoqué sous l’eau ; un tiers des plants de la pépinière scolaire est détruit ; le hangar de la pépinière des femmes a croulé et quasi tous les plants sont perdus.

 Mais c’est la solidarité et le courage qui priment : les élèves de Karey-Gorou sont venus offrir les plus beaux plants d’arbres de leur pépinière restée intacte pour les replanter ici ; des habitants se sont mis au travail avec les élèves pour réparer le grillage autour de la cour et le hangar de la pépinière de l’école. Les premiers pots sont déjà en place !