Mars, avril 2020– Comme ailleurs dans le monde


On s’adapte, on résiste face à la situation que crée l’arrivée du corona-virus au Niger.

Quelques mots résument : « Tout est paralysé ; les gens ne peuvent rien transporter en voiture ou camion vers Niamey pour vendre ; or il faut manger tous les jours ; en plus, c’est le jeune du ramadan, et il fait 45°… . Avec tous ces problèmes, ça va quand même. »

1 enfant 1 arbre et ses partenaires de l’association SongES s’organisent : formations et activités avec les enfants suspendues, actions de sensibilisation vers les communautés pour contrecarrer les fausses rumeurs, mise à disposition de l’équipe de terrain de kits de protection contre le virus.

Et comme les arbres sont en pleine forme mais ont encore besoin d’eau, que des chenilles menacent certains, que les pépinières produisent plus que jamais … nos deux « tenaces », Hamani, le responsable technique, et Souleymane, l’agronome, montés sur leur moto et masqués, font le tour des clôtures vertes et trouvent des solutions.

De gauche à droite: Mohamed, coordonnateur de SongES, Souleymane et Hamani.

Janvier 2020 – Un enfant un arbre fait sa pub au Niger


C’est cette année qu’il s’agit de lancer la dynamique en faveur de l’implantation de clôtures vertes dans un maximum d’écoles. Claudine (gérante de l’ASBL) et Jean-Louis (président) sont repartis au Niger dans ce but. Mohamed - coordonnateur de l’ONG SongES, notre partenaire sur place - donne le ton : « Un enfant un arbre dans 50 écoles primaires, voilà ce qu’il faut proposer aux autorités nigériennes et proposer aux donateurs institutionnels, pas moins ! »

Les rencontres sont stimulantes : « les ministères de l’Enseignement et de l’Environnement se disent prêts à former et encadrer les élèves dans chaque école ; les plus hautes autorités de Niamey voient dans notre projet un maillon de leur programme de « Ville fruitière » . 

Comble d’honneur, l’épouse du président du Niger, la Dr Malika Issoufou, nous a exposé avec force sa volonté de réhabiliter l’arbre comme solution essentielle au changement climatique ».



Tout aussi stimulant et honorifique est l’enthousiasme, sans cesse renouvelé, des enfants et leur immense plaisir à se reconnaître sur les photos, qui seront accrochées dans leurs classes.

Décembre 2019 à Sarando-Ganda – Un pentagone vert sur une photo qui ne dit pas tout


Vous voyez le pentagone au milieu de la photo aérienne ? C’est la ceinture végétale autour de l’école de Sarando-Ganda ; on distingue bien les deux classes « en dur » et les classes en paille.
Vous voyez aussi, bien sûr, les vergers qui bordent le Niger ? A se demander ce que ce pentagone vert apporte dans tout ce foisonnement … Ce que la photo ne montre pas, c’est le désert de l’autre côté de la route, où le fleuve ne peut apporter ses bienfaits.

Chaque arbre qui pousse est une victoire. L’école est entourée par une victoire. Avec l’espoir qu’elle se propage et petit à petit redonne de la vie dans le désert. De la géométrie au service du vivant ?






Octobre 2019 à Karey-Gorou – les trois jeunes pépiniéristes


Ces trois petites pépiniéristes de l’école de Sarando-Ganda sèment chez elles, comme elles l’ont appris avec « Un enfant un arbre », toute graine d’arbre qui peut pousser. Entre autres, des noyaux de mangues.
Elles récupèrent des fonds de bouteilles en plastique, de vieux sacs jetés, ce qu’elles trouvent et qui résonne à leur créativité, les remplissent de terre, y enfoncent avec soin leurs trésors, les regardent, en prennent grand soin. Quand les plants ont suffisamment poussé et que l’école a repris, elles les ramènent à la pépinière pour pouvoir s’en occuper entre les cours, jusqu’au temps de les greffer, puis de les planter chez elles, en pleine terre.
 C’est tout simple. Elles ont bien compris. C’est le cycle de la vie. C’est formidable.


Aout 2019 à Karey-Gorou – « Notre » fête nationale de l’arbre


Cette année, c’est à l’école de Karey-Gorou qu’ « Un enfant, un arbre » a organisé la Fête nationale de l’arbre du 3 août. Ainsi, les élèves et les enseignantes ont pu exposer devant toute une assistance ce que la science des arbres leur apporte. Les invités étaient nombreux et variés : villageois, directrices et directeurs de huit écoles environnantes, inspectrice et autorités de L’Education Nationale, représentants de l’UNICEF… Le projet intéresse de plus en plus !
Les jeunes ont fait rire l’assemblée en mettant en scène dans des sketches très drôles les tribulations de « coupeurs d’arbres ». Quinze arbres ont été plantés par les invités dans la cour de la nouvelle école adjacente, Karey-Gorou 2. Et bien évidemment, de délicieux plats de moringa et du jus de bisap préparés au village ont été partagés.

Arbre planté à Karey-Gorou 2 le 6/8/2019.
Direction dela participation communautaire, de la santé scolaire et de l'Education environnementale.


Juin 2019 à Sarando-Ganda – La photosynthèse à l’honneur


Ce mois-ci s’est clôturé le cycle de 9 formations données tout au long de l’année scolaire aux institutrices de notre 3ème école pilote. La photosynthèse était au cœur de la dernière session, qui a particulièrement enthousiasmé les institutrices.
Par un questionnement, les experts, Mariama (Eaux et Forêts) et Souleymane (Institut d’Agronomie ICRISAT), ont fait émerger des savoirs dont les enseignantes disposaient déjà de manière intuitive. Tout cela a débouché sur des exposés structurés qui leur ont permis de faire clairement le lien entre la déforestation et le réchauffement climatique. Elles ont compris à quel point l’arbre est essentiel à la vie. En classe, elles transmettront ce savoir à leurs élèves. Les deux formateurs ont considéré que c’était leur plus belle formation.







Mars 2019 à Karey-Gorou – Des bénéfices démultipliés


Au-delà du bénéfice premier d’offrir aux élèves sécurité et fraîcheur, la clôture d’arbres et de haie vive permet une éducation « in vivo » à la santé, à l’hygiène, à l’alimentation.

En effet, elle crée un espace clos à la mesure des enfants, espace dont les acteurs peuvent garder la maîtrise : maîtrise des robinets d’eau et des latrines, maîtrise des déchets, maîtrise des légumes du potager, des fruits et des feuilles nourricières… La vie à l’école s’améliore vraiment.

Claudine, en mission au Niger pendant trois semaines, a recueilli le témoignage du directeur de l’école: « Avant, les élèves rentraient à la maison à midi et ne revenaient qu’à 15h. Maintenant ils sont tellement bien à l’école, avec les arbres, qu'ils reviennent au bout d’une demi-heure de pause ! ».



Janvier 2019 à Sarando-Ganda – Le secret de la croissance des arbres


Arroser, surveiller, ajouter du fumier, protéger des animaux ... : ce n’est plus un secret pour les élèves qui le pratiquent depuis plus d’un an dans la 3ème école du projet. La démarche déclenche un véritable engagement des enfants pour les arbres.

Chaque classe prend soin de 7 arbres, et mesure leur croissance, tous les mois. Il faut noter les hauteurs et observer d’éventuels signes de faiblesse. Pour l’enseignante, c’est l’occasion d’exercices de calcul et de rappel sur les bonnes pratiques de la reforestation.

En pépinière aussi, les élèves observent la croissance de leurs plants, tous les jours. Faut-il recommencer certains semis ? Faut-il cerner ou greffer ? Des plants sont prêts pour la vente ?




NOVEMBRE 2018 A SARANDO-GANDA - LA MIGRATION DES PLANTS D'ARBRES



Le but d’Un enfant un arbre est de susciter motivations et compétences pour que les élèves deviennent de jeunes acteurs de la reforestation.
Et voilà que, spontanément, un pas de plus est franchi dans ce  sens, du simple fait économique de l’offre et de la demande : les habitantes en charge de la pépinière communautaire ont si bien vendu leurs plants d’arbres qu’elles ont fait appel à la pépinière scolaire pour pouvoir satisfaire leur clientèle !
C’est une grande joie pour les élèves d’acheminer leur production depuis l’école jusqu’au bout du village, et de réaliser que leurs modestes semis deviennent de petits arbres ayant, aussi, une valeur économique.

















Les élèves seront bien d’accord avec la jeune Greta Thunberg  qui a dit à la CoP24 :
You are never too small to make a difference.




 



Les femmes pépiniéristes seront bien d’accord avec nous : être bien formées par Mariama (capitaine des Eaux & Forêt) et Souleymane (agronome de l’ICRISAT), ça paye !




SEPTEMBRE 2018 A SARANDO-GANDA – JOUER C'EST GAGNER !


La Loterie Nationale de Belgique a soutient depuis deux ans le projet de Sarando-Ganda.  

Mais quel parcours entre un joueur de Loto et un enfant nigérien plantant des arbres à l’école ?  C’est tout simple :
  •     le joueur tente sa chance et permet, aussi, que la Loterie soutienne des projets humanitaires
  •    « Un enfant un arbre » tente sa chance et gagne un subside pour sa 3ème clôture verte
  •     les sympathisants et d’autres partenaires s’associent au projet, triplant la mise de départ 
  •     le projet de Sarando-Ganda est lancé et les élèves gagnent le gros lot: des arbres et de l’air pur
  •     et le joueur ? Il est gagnant.

Tout est lié. Adaptons ainsi la métaphore de l’effet papillon : « La mise d’un joueur ou d’une joueuse de loto en Belgique peut-elle faire pousser des arbres au Niger ? » et la réponse est OUI !